Compte rendu de ma course que j'ai effectuée à Nant en Aveyron fin octobre.

Introduction

Beau temps, brouillard puis soleil terrain sec, légèrement humide, un peu frais le matin. Prévoir coupe-vent et gants légers, pour la tête le buff suffit.

Dossard : 736 Arrivé : 1280 sur 2900 concurrents au départ dont 2200 arrivants. Temps : 11H32
Etat de forme : pas terrible, un gros rhume qui s'est invité le vendredi soir avec maux de gorges
Température : fraiche le matin avec brouillard, ensoleillé sur les hauteurs et en journée

Impressions générales

Bonne organisation, parcours très agréable avec de superbes paysages, pas de difficultés majeures, pas de zones exposées. Bonnes sensations en montée et descente, pas la pêche sur le plat.

Le séjour

Trail Templiers    Trail Templiers

J’ai séjourné à L’Hermitage de Saint Pierre, une chambre d’hôte à 10 km de NANT, isolé au bord de la Dourbie. Un très bon accueil, très bel endroit, le calme assuré et de belles chambres. Et en prime, le petit dej le matin de la course. Le seul bémol, les chambres ne sont pas très bien isolées, donc pas de soirée bruyantes si vous venez accompagné. Il y a quatre chambres en tout dans deux bâtiments.

L’avant course

Le départ de la course est prévu pour 5h30. Il faut environ 15mn pour se rendre à Nant. Je programme le levé à 4H. Je passe une bonne nuit le mal de crane et le nez encombré. Ce n’est pas la pleine forme, je traine cette "crève" depuis vendredi et je me sens un peu à coté des mes pompes. Le petit dej est prêt, café noir avec une tartine de beurre. Les autres concurrents, venus en couple ou par deux, sont soit déjà partis, ou soit pour d'autres encore en cours de préparation.

4H25 je pars directement Nant. A l’arrivée, cela fourmille déjà de partout. Il ne fait pas trop froid. Je suis équipé d’un maillot avec manches courtes, d’un coupe vent, des gants légers, et un panta court. Cela suffit amplement. J’ai également un lampe frontale, et le buff fourni par l’organisation qui s’avèrera être un compagnon précieux. Je mets le buff pour me protéger les oreilles du froid.

5h20 Je me mets en place, et me retrouve déjà en queue de peloton. Un peu dommage, j’ai les jamlbes lourdes, je ne sais si c’est le stress ou la maladie, un peu de deux certainement, mais je sens que cela ira à condition que je reste prudent.

Je pars avec un peu plus d'un litre dans le camel-back, des barres d'ovomaltine et quelques pates d'amande.

Le départ de la course

Trail Templiers Départ

5H30 Peut être le départ le plus émouvant avec la fumée de couleur rouge qui embrassent le peloton, la musique et les millers de lampes frontales.

Cela monte rapidement régulièrement, sur du bitume, le temps de s’échauffer. Il est pratiquement impossible de doubler. J’ai de bonnes sensations, je suis assez content, j’appréhendais vraiment ces premiers retours de mon corps. Très vite on passe sur un sentier et les bouchons commencent. En prenant les extérieurs, je double un nombre important de concurrents en marchant simplement. Cela s'est produit à plusieurs reprises, il faut de temps en temps lire le terrain et ne pas hésiter à sortir du chemin pour sans effort ne pas rester bloquer dans le peloton. L'ambiance est bonne, pas de bousculade, de toutes façons, il y a 70 km, alors on a le temps de voir venir.

Puis sans trop le remarquer le jour se lève au moment où j’atteins les sommets. Les feuilles sont couvertes de rosée qui reflète le soleil levant.

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Nous sommes maintenant sur les hauteurs, on aperçoit le plateau du Larzac et les vallées sont plongées dans le brouillard.

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Le parcours est moins pentu, mais je ne suis pas capable de courir, d’ailleurs peu de concurrents courent. Je m’arrête pour prendre quelques photos. Le premier ravitaillement qui est situé environ au 13ième km tarde à venir. Je me dis que vraiment on se traine, un moment je pensais l'avoir dépassé sans le voir.


1 ravitaillement Sauclières

Je ne me souvenais plus, à ce ravito, il n'y a que de l’eau. Je remplis ma réserve au trois quarts, bois quelques verres et me sauve. J’aurais pu prendre des bouteilles à caler dans mon sac à dos, j’y ai pensé trop tard. Le prochain ravito est au km 35, il va falloir gérer. En fait cela se passe pas trop mal, un moment je trouve que je régresse et me mets à compter les personnes que je double et qui me doublent et je m’aperçois au bout d’une vingtaine de mn j’ai un solde positif de + 50. Super, cela me motive. Je n’ai plus de grands souvenirs de cette partie, si ce n'est que c''est assez roulant par endroit.

2 ravitaillement Dourbies

Premier ravitaillement complet. Il y a beaucoup de monde qui nous accueille et beaucoup de coureurs, un peu compliqué de s’y retrouver. On voit déjà des concurrents qui reprennent leur souffle, je suis surpris, je passe à coté d’un coureur qui décide d’abandonner, à mi-parcours, pas blessé, certainement pas assez préparé. Je me restaure correctement, bois beaucoup d’eau et un peu de coca. Je remplis ma poche plastique, car le soleil commence par taper. Le prochain ravito est à 12 km environ. J’entends que le plus dur reste à venir. Je ne m’attarde pas trop, premier temps intermédiaire, je suis 1500ième environ.

Ce que je me souviens bien de cette  partie est l’état de fraicheur et d’euphorie qui m’a envahi dans les descentes. Je partais à donf dans les sous-bois. Dès que le parcours me le permettait, je doublais. Je ne crois pas mettre autant senti à l’aise en descente. J’ai appliqué ce que j’avais lu qques semaines plus tôt : se faire plaisir, retrouver les sensations de jeunesse. c’est ce que j’ai fait et avec la préparation "cycling" (ou RPM c’est le nom donné dans le centre d’activités que je fréquente) me permet d’avoir de la ’cuisse". Je m’étonnais à bien maitriser ma vitesse, alors que je suis d’habitude plutôt balourd en descente. Et la fin du parcours le confirmera, sur la plat, je n’avançais pas, mais dès que la montée ou la descente étaient techniques, je crois bien que personne me dépassait. Je me trainais vraiment sur les parties à faibles dénivelés, peut être l’état fébrile.

3 ravitaillement  Trèves

Arrivée à Trèves  templiers_078

On arrive dans un joli village, je ne traine pas, il me reste de l’eau, je zappe le remplissage de ma poche plastique (quelle connerie), le dernier ravito est également à 12km environ. J’ai gagné des places, je suis dans le 1400ième. Et cela repart en montant, la partie la plus raide du parcours. Pas de souci, mais je commence par avoir un peu les pattes lourdes. Je tire un groupe en montée, et me fait déposer par un jeune au sommet, je n’arrive toujours pas à relancer sur le plat. et puis la descente. Le temps de prendre l’allure, de commencer par doubler, PAF, une file d’attente, bloquer au moins 1/4 d’heure. Des concurrents ont peur de la descente que je ne vois pas. En fait rien de bien méchant, juste des cordes qui aident à franchir les passages un peu raide. C’est bien dommage. Sur le Verdon, les personnes qui ont eu peur n’auraient pas pu faire le sentier de l’Imbut, encore moins le Vidal, car c’est aérien et par endroit un peu exposé. Je râle non pas d’attendre, mais parce que je sens mes jambes s’enkiloser. J’ai du mal à repartir. Je suis prudent, la reprise est dure, un concurrent est KO par terre, les secours sont autour de lui, il s’est pris une "buche" dans la rocaille. J’ai vraiment soif, et je n’ai pas pris assez de barres énergétiques.

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Dernier ravitaillement St Sulpice

Il arrive enfin, je commençais par sentir la sensation de soif. Je n'ai plus non plus de barres ovomaltine. Une grosse boulette. Je prends des barres proposées, je ne choisis pas les bonnes dans la précipitation, je crois que c'était à base de  cacahouètes, cela m'est resté sur l'estomac pendant un bon moment. Je remplis à moitié mon camel back, boit beaucoup.

Et je repars, et là en voulant courir, je cale, je sens que mon estomac n'est pas d'accord. Alors pas de risques inutiles, je marche d'un pas rapide, essaie de suivre sur une centaine de mètres les concurrents qui me doublent.

Une bonne montée, 1 à 2km de montée raide, je ne me fais plus doubler, et arrivé au sommet, on me dis qu'il reste 4km. et à partir de ce moment, je décide de ne plus marcher. Je trottine au début, et puis je cours vraiment, les sensations reviennent, et dans la descente rapidement, je me retrouve se retrouve en file indienne.  Ce n'est qu'une descente raide de montagne avec  très nombreuses pierres apparentes, donc glissantes, alors prudence, pas de chutes. Mais  on est presque à l'arrêt et impossible de doubler. Beaucoup de concurrents sont mal en point, exténués. Arrivée sur les derniers 100 mètres sur le bitume, je repars à donf, et surpris je rattrape des coureurs qui m'ont doublé au sortir du dernier ravito. J'arrive sans trop de mal presque au sprint, vraiment très heureux d'avoir participé et terminé cette épreuve.

Après course.

Douches et repas sont prévus.

Trail Templiers

Je ne reste pas sur l'arrivée bien longtemps, il fait frais. Quelques concurrents se plaignent,  les douches ne sont pas assez chaudes, etc.. Je crois que bientot, il va falloir, fournir les serviettes, le savon et le shampoing.  Pour moi, le plus important est la sécurité, qui semblait être parfaitement assurée, et le repas, je trouve cela sympa de se retrouver après la course. Les douches sont un plus très appréciables, mais pas forcement indispensables. De toute façon, je me relave en rentrant en prenant mon temps. Il doit y avoir des masseurs et podologues, je ne fais pas attention car il y a toujours beaucoup de monde. Je n'ai pas d'ampoules, j'ai badigeonné mes pieds avec du jus de citron pendant une semaine, cela a suffi.

Au retour du repas, il fait nuit noire, certains concurrents se trouvent encore dans la montagne. On voit des files de lampes frontales qui scintillent au loin. Je reviendrai certainement l'année prochaine, je n'étais pas au top, je suis un peu curieux de connaitre mes possibilités.