SaintéLYon 2012

1. Récit
2. Retour d'expérience 

 

1.Récit

Elle a eu lieu de 2 décembre 2012

 

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Mon temps : 10h30, bien éloigné des 9h que je pensais pouvoir réaliser. Les conditions étaient très difficiles, impossible de courir à son rythme sur la première partie, ce qui explique en partie ce temps, l'autre explication, c'est le bonhomme qui n'était pas capable d'aller plus vite sur la deuxième partie du parcours. Mon classement cependant me satisfait, 2240ième/4 000 arrivants, compte tenu de ma décision tardive de participer  et seulement 4-5 semaines de travail intensif.
Ce mardi 4/12, je ne ressens presque plus rien de mon effort. Donc tvb.

Je n'ai pas pu appliquer ma stratégie de course, à savoir alternance course/marche : impossible au début, trop fatigué à la fin.

C'était les premiers froids qui annoncent l'hiver prochain. 
Environ -3C° au départ de St Etienne, -7C° à St Christo-en-Jarrez, et proche de 0C° à l'arrivée à Lyon.

Je suis parti de Nancy samedi matin par le train de 8h48 par beau temps. J'ai croisé sur le chemin menant à la gare un écureuil qui traversait la chaussée, ce qui m'a mis de bonne humeur.

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Le temps était frais et bien dégagé. 4 heures plus tard j'arrivai à Lyon La ParDieu accueilli par un vent glacial. Le temps de manger les pâtes à l'abri du vent au bord de la Saône et de me rendre dans un magasin de sport, Terre de Running, chercher la lampe frontal Led Lenser H7R que j'avais vu sur le site En fait, je n'ai pas fait assez attention,on m'a proposé la Lender H7 (-20%) au lieu de la H7R, nouveau modèle avec piles rechargeables par prise USB .Aux dires de Christophe, concurrent parisien avec lequel j'ai beaucoup  bavardé en attedant le départ, la Petzl Nao est bien aussi, avec capteur intégré qui règle l'intensité en fonction de la luminosité.

Il faisait tellement froid au sortir du magasin, je décide de me diriger directement vers stade  Guerland pour prendre la navette pour St Etienne. Je passe devant qques petits bouchons lyonnais......15h30, nous voila parti avec le premier bus.Je trouve le trajet   plutôt long, et je me dis que 70 bornes, ce n'est pas encore gagné.

Je suis parmi les premiers dans la grande salle de détente.

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Pour les inquiets dont je faisais partie, vous pouvez être rassuré, il y a de tout sur le stand des sponsors de l'épreuve. Ayant oublié mon bonnet dans le train, j'ai trouvé mon bonheur sur le stand Lafuma.

C'est tout aussi bien d'arriver assez tôt, car on a tout le temps de se préparer, et finalement de 17h jusqu'au départ, cela passe assez vite. Malgré le bruit de la sono, on peut piquer un petit roupillon, ne pas oublier de prendre un matelas.

J'ai des voisins parisiens qui se posent les mêmes questions que moi : comment s'habiller?
J'ai mis deux couches ODLO, la première couche ODLO Warm manches longues avec capuches et manches qui entourent le pouce (voir dernière photo où on voit la manche insérée le pouce), plus en deuxième couche,un maillot hiver ODLO manche longue. Cela m'a suffi largement, durant toute la course, j'ai eu un peu froid sur les hauteurs, mais aux bras seulement et sur un max 1km. J'ai porté le coupe-vent, deux maillots de rechange en trop dans le sac. J'aurai également très bien pu partir en corsaire au lieu du collant long.Question mains, j'avais des gants en soie (retirés définitivement après 3km) et par-dessus des gants de ski de fond.

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J'ai régulièrement retiré les gants dans les montées et remis dans les descentes et je n'ai peu eu froid du tout aux mains; En résumé, avec du bon matériel, on ne galère pas du tout et les flocons ne m'ont pas gêné le moins du monde.

Attention au départ, c'est très rapide, ce qui explique certainement le nombre important d'abandons, environ 2 000. Il y a un faux plat descendant sur les premiers kms, et j'étais bien souvent proche de 10km/h en mettant les freins au max, entraîné par la masse Avec le froid et le café ingurgité juste avant le départ, j'ai fait pendant les premiers km 2 arrêt-pipis et de nombreux par la suite. Entre la place au départ et la place au premier ravito, je perds environ 1 500 places pour dire que c'était rapide, et que mes arrêts, même assez brefs me feront perdre beaucoup de temps car sur 20km environ quasi-impossible de doubler et de courir à son rythme. A l'arrivée, j'ai quand même  récupéré environ mille places.

  Après les 7 premiers km, la route s'élève et je marche dès que je ressens la moindre sensation d'effort. En quittant la chaussée, 3km avant le ravito de Saint-Christo, et jusqu'après le ravito de Sainte Catherine, plus moyen de doubler, si ce n'est au prix d'un gros effort.

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Impossible de prendre son rythme, alors que j'apprécie assez les longues montées.

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Nous rencontrons la neige d'une hauteur de 30cm à 40cm, et courir en dehors de la trace s'avère très difficile.

 

 

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En plus ce sont souvent des champs clôturés de barbelés. Ce qui fait que sur cette partie, j'ai subi la course, comme tout le peloton. Nous étions vraiment en rando-ballade : beaucoup de zones de marche ponctuées d'arrêts et de zones où on courait un peu.Il y avait tant de monde, que même l'entrée du 2ième ravitaillement était obstruée; très difficile de se frayer un passage jusqu'au tables. Et je sens bien que les difficultés rencontrées vont faire des dégâts. Il faut une bonne préparation, car tous les muscles des fessiers jusqu'aux pieds sont fortement sollicités pour pouvoir progresser  sur la neige et garder son équilibre. La lampe m' a été d'un bon secours, car très puissante et je pouvais bien appréhender les descentes et les zones de verglas. Je mettais pleine puissance dans les descentes et les zones de verglas, et le mini dans les montées.  La descente du bois d'Arfeuille était très périlleuse et dangereuse. La longue file des concurrents a délaissé  le chemin et passé au travers de la forêt par un chemin improvisé;beaucoup plus sage.

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J'ai aperçu au cours de la course plusieurs fois les secouristes afférés à soigner des blessés, j'ai vu également de bonnes bûches à plat dos, tant le sol était glissant, des plaques de verglas un peu partout, cachées par la neige. J'ai moi-même pris une bûche sur le coté, pourtant j'avançais prudemment, juste un petit moment d'inattention en regardant un concurrent me dépasser. Donc ne pas oublier sa couverture de survie, car les pépins sont nombreux et tout le monde a pu remarquer que c'était un élément indispensable.

Après les zones verglacées, j'ai pris beaucoup de plaisir dans les descentes où je me suis régalé et passé de nombreux concurrents sans prendre de risques, c'était un peu gras, sans plus.

Sur le plat et les montées, c'était une autre histoire. J'ai vraiment coincé vers le 45km jusqu'au 51km à Le Garon. Puis c'est légèrement reparti, j'avais décidé de ne plus marcher sur le plat, de ne plus subir la course. Et c'est à partir du 50km, que l'on ramasse les morts, dont je faisais presque partie. Heureusement que je me suis forcé à courir, pas vite, mais courir quand même. Cela a suffi pour doubler de nombreux concurrents ( et me faire passer également). Le plus pénible est de voir des coureurs passés assez vite, on se doute bien que ce sont des relayeurs, mais c'est énervant quand même de voir leur facilité.

 La course se joue à partir du 50km, et c'est vraiment à partir de ce moment qu'il faut en avoir sous la godasse.

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La fin du parcours n'est pas si désagréable qu'annoncée, on longe les quais. Et je termine quand même par un sprint de près de 300 m à donf!! A partir du 60km, tous les kms sont annoncés, cela fait un peu fin de marathon,  je ne sais pas si cela m'a perturbé, en bien ou en mal.

Il y a beaucoup de monde à l'arrivée, je dois être avec le gros du peloton, pas trop facile de récupérer à manger, et les jambes sont lourdes. Je prends ce qu'il y a sur la table à l'arrivée et délaisse l'endroit d'où visiblement les personnes partent avec un sac en papier certainement pleins de bonnes choses.
Les douches sont un peu éloignées, heureusement très chaudes, mais toujours autant de monde.

Une course à faire, bien sur, mais bien s'équiper et prendre en considération que sur une partie cela se rapproche plus de la ballade que de la course, alors  il faut juste profiter du l'ambiance.

La sono par contre un peu forte et plutôt show à l'américaine, le trail change d'esprit.....

Le seul coté négatif : attendre mon train de 16h00 en gare de Lyon dans une salle d'attente froide, je n'étais pas assez couvert, un comble!!

2. Mes quelques conseils

Tactique de course.
Si veut faire un temps et que l'on est bien préparé, les premiers kms ( ~6km) sont sur route et il faut dès le début lâcher les chevaux (allure marathon voire plus pour les meilleurs)), car après dès que l'on quitte la route, c'est la file indienne, très difficile de doubler, surtout si il y a de la neige.
Autrement partir lentement, laisser filer, pas de soucis, à partir du 50ième km, on ramasse un max.

Dans tous les cas, faire l'impasse sur le premier ravitto, pas trop d'intéret, une grosse perte de temps, beaucoup de bousculade, à moins que l'on soit en panne. 

Froid
Ne pas craindre le froid, si on a l'équipement idoine cela passe sans problèmes
Deux couches techniques suffisent, plus des gants et un bonnet, plus un vêtement imperméable si la pluie est annoncée.

Pour les gants, une paire suffit. Je les enlevais dans les montées et les remettais dans les descentes. En final, jamais humides à l'intérieur, donc pas froid.

Lampe
Prendre une très bonne lampe, je dirai au moins de 150 lumen
La H7R ou la Petzl Myo sont adaptées à ce type d'épreuve.
Surtout partir très lentement, la route est longue.

Alimentation
1L d'eau suffit sur tout le parcours, c'est ce que j'avais
J'ai consommé 5 barres ovomaltine + 4 barres pates d'amandes
J'ai oublié de consommer les noix de cajou.
Prendre une protections contre le froid si c'est un camel-back (rayon vélo chez Décat)

Chaussures
Des mixtes sans hésitation. les routes ne suffisent pas qque soit le temps
Il faut de l'accroche dans les descentes faites de cailloux ou chemins villageois,  certainement toujours humides à cette période.

Sommeil
Je n'ai jamais eu sommeil, même le dimanche. Par contre, les petites siestes que l'on peut faire sont très intenses et on récupère deux fois plus vite. En tout cas, c'est l'impression que j'ai eue.