Départ 6 heures de Nancy pour arriver vers 7h20  à Cornimont. Déjà beaucoup de monde, les voitures affluent mais pas de difficultés pour trouver une place près du Gymnase.

On retire les dossards. Je suis parti avec  Jonathan que j'ai pris en co-voiturage et qui terminera 1ier espoir à la 46ième place. 

Il fait -5C° au départ, mais nous ne sentons pas le froid. J'ai deux couches Odlo, des gants et bonnet, tout comme à la saintélyon. J'ai porté mon coup-vent inutilement dans le sac à dos tout le long du parcours. Le système anti-gel pour le camel-back qui a très bien fonctionné (chez Decat au rayon Vélo), j'ai mélangé du Powerade 0,5l + de l'eau 1l + 2 morceaux de sucre, suffisant pour tout le parcours. 

Après beaucoup d'hésitations, je chausse mes Yaktrax juste avant le départ. En fait, cela ne m'a pas beaucoup servi et je les ai définitivement retirés à mi-parcours. Je crois que je n'en porterai plus car en définitive c'est assez lourd, celles que j'avais devaient être trop étroites et m'ont occasionné des douleurs sous la voûte plantaire. Il a fallu également les remettre en place assez souvent. On a un peu plus de sécurité sur les parties verglacées mais elles étaient assez rares, et cela ne se justifiait pas. 

Moselotte 007

Le départ est donné à 8h"35.

Après une courte montée sur route environ 200m, il y a un petit mur de 100M, puis de nouveau 500m de bitume montant  pour arriver sur les sentiers.
Ensuite cela été de la marche sur 75% du parcours. Il faut vraiment faire l'effort dans ces 700-800m pour mieux gérer sa course par la suite.

Très prudent au début, lorsque j'ai vu la hauteur de neige, je suis resté dans la trace. De toute façon, il était presqu'impossible de dépasser tant il y avait de la neige. Quelques concurrents me passent quand même sur la partie un peu plane après ce premier sommet, j'en reprendrais beaucoup sur la fin. Les efforts à fournir pour dépasser sont vraiment importants. Il faut courir dans 50cm de neige fraiche et en sprintant, ce n'est pas évident si cet effort est reproduit plusieurs fois. Je l'ai fait une ou deux fois pour rester dans mon rythme. Il fallait bien admettre qu'a ce moment, il est trop tard  pour reprendre du temps, et je me dis que la course sera longue. Je mémorise qques dossards qui me dépassent, pour me motiver et donner un peu d'interet à la course. Je n'aurais jamais imaginé que je mettrais 6heures.

Jonathan, qui était dans les premiers, n'a jamais été gêné, tandis que moi situé au milieu du peloton, j'ai subi toute la course.

Le rythme de la première montée était cependant par instant assez soutenu, lorsqu'il était possible de passer des groupes pour faire une autre jonction, tous les trailers en avaient sous la semelle.  Je n'ai pas beaucoup  de souvenirs de la descente, ni du parcours en général, car il ne fallait pas lever les yeux de la trace sinon c'etait la chute garantie. En discutant à l'arrivée, nous sommes plusieurs à nous plaindre de notre dos, tant nous étions tous concentrés à regarder nos pieds. Heureusement la neige était fraîche et souple, et les chutes sans gravité.
Pour ma part, je n'ai pas vraiment chuté, mais plutôt tombé dans la neige sur le coté en déséquilibre sans vraiment m'être allongé complètement.

 

Moselotte 016

Il fallait être bien gainé et avoir de bonnes chevilles, car le sol était très instable. Dès que je sortais des pas, c'était le déséquilibre.
Même après le passage de 400 coureurs la neige n'était pas damée, et il y avait alternance de zones poudreuses et gelées. On ne savait pas en posant les pieds si la neige allait se dérober ou si c'était de la neige dure. J'ai eu quelques  surprises. Je sautais de temps en temps croyant rester sur de la neige dure, pâf, mon pied s'enfoncait ou vice versa.   Il fallait vraiment avoir une foulée très souple lorsque l'on pouvait courir pour bien amortir ces changements.

J'ai pu démarrer la course véritablement à partir du 14km, après 4heures de course, juste après le ravitaillement où je ne me suis pratiquement pas arrêté, tout juste 30s.

J'ai remonté à partir de la un bon nombre de concurrents, certains étaient vraiment éprouvés. 

 

Moselotte 015

J'étais encore une fois bloqué dans la dernière montée qui  s'est faite en file indienne et très pénible car trop lente je n'arrivais pas à prendre un rythme, c'était alternance de marche et arrêts de qques secondes; le premier de cordée semblait bien éprouvé.  Dès la fin de la montée, j'ai pu produire l'effort pour remonter toute cette file, il y avait une double trace sur une très courte distance dont j'ai profité après une légère hésitation...et je me suis rendu compte que j'étais bien en jambes. Je me suis alors fait plaisir dans la descente sur Cornimont, très sûr de mes appuis. J'ai pu tracer dans la neige fraîche un peu croûtée en dehors de la trace pour passer aisément les autres coureurs. Cela m'a fait penser aux descentes de dunes dans le MDS, du vrai plaisir.

Après le passage du tableau noir qui annonçait les places à la craie qu'une dame réactualisait régulièrement, j'ai gagné 35 places.

Par rapport à la Saintélyon, où j'ai vu de nombreux coureurs me dépasser, sur cette course, cela a été l'inverse et c'est beaucoup plus agréable à vivre.

Je termine pile à la 400ième place en 5h57, et les chaussures sont nickels, comme sorties du magasin, lessivées par la neige.

En conclusion.

  • Très bonne organisation, félicitations aux organisateurs et à toute l'équipe.
  • Se renseigner sur les conditions, car avec ou sans neige, ce n'est pas la même course.
  • Yaktrax, peu utiles à mons sens, de bonnes chaussures crantées suffisent.
  • Pour 6 heures de courses, j'ai pris un peu plus d'un litre, trois ovomaltines et la moitié d'un goblet au ravitaillement (pain beurrée le matin)
  • Indispensable, le système anti-gel pour le camel back. 
  • Une chose est sûre, avec  tous ceux avec lesquels j'ai pu en disciter, on est prêt à recommencer dans les mêmes conditions. Superbe sortie hivernale!!

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